À la une de l'Antivol

Publication de L’Antivol-papier n° 2

Par la Rédaction

L’Antivol avait pris son envol…papier en janvier dernier.

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le n°2, correspondant au deuxième trimestre 2021, vient d’être imprimé et sera disponible – ce n’est pas une blague… – dès le 1er avril. Il est toujours gratuit et contient des articles qui, nous l’espérons, vous intéresseront autant que les précédents.

Vous pouvez le trouver, à Tours :

- au bar-tabac « Le Hublot », 14 bis rue Sébastopol

- à la librairie « Le Livre », 24 place du Grand Marché

- à la librairie « Bédélire », 81 rue du Commerce

- à la librairie « Lire au Jardin », 5 rue de Constantine

Le plus simple est de le demander à l’accueil de ces établissements, aussi aimables qu’essentiels !

Par ailleurs, nous sommes en train de monter un réseau de diffusion, à vocation nationale. Certains de nos membres ou lecteurs, ailleurs qu’à Tours, ont bien voulu en recevoir – nous prenons en charge les frais postaux – et se chargent de le distribuer autour d’eux. On peut aussi le trouver à Nantes, à la librairie « Vent d’Ouest », 5 place du Bon Pasteur. Dans les Deux-Sèvres La Boisselière (79310 Vouhé), dans l’Isère L’atelier paysan (ZA des Papeteries 38140 Renage), dans le Tarn les éditions La Lenteur (Le Batz 81140 Saint-Michel-de-Vax) ont également accepté de faire partie du réseau de distribution.

Et nous sommes bien sûr preneurs d’autres bonnes volontés…

Pour nous en faire part, nous communiquer vos réactions à la lecture du journal, nous proposer, comme pour le blog, vos propres contributions, merci d’écrire à lantivol37@gmail.com

A bientôt donc et que vive la presse écrite, réellement libre et radicale…

La Rédaction

Les Brèves du Satirique, mai 2021

Par Le Satirique

L’un des membres de L’Antivol a l’esprit caustique. Sous le nom du « Satirique », un pseudo obligé pour raisons professionnelles, il nous livre ci-dessous sa quatrième série de « brèves », drôles et incisives, consacrées cette fois à l’argent public et à l’alimentation en temps de Covid. L’accès aux précédentes livraisons est, comme d’habitude, au bas de l’article.

Le mot de trop

En mars dernier, rentrant chez moi, que trouve-je dans ma boîte aux lettres tourangelle ? Une brochure de 12 pages couleurs, consacrée au budget de la Ville en 2021. Dans l’édito, signé du maire et honoré de son portrait (quel brushing !), je lis : « L’année atypique qu’a été 2020 et probablement ce que sera en partie l’année 2021 conduit à présenter un budget construit dans une démarche de prudence et de sincérité, exercice délicat dans ce contexte économique et sanitaire encore incertain. » On comprend bien, vu l’époque, les difficultés de la mairie. Mais que vient faire là le mot « sincérité » ? Ne serait-elle pas toujours présente ?

Le mot langue de bois

Poursuivant la lecture, je prends connaissance de la fin de l’édito : « Cependant, les ratios financiers traduisent une bonne résilience de la commune face à la crise actuelle et permettent d’envisager l’engagement des futurs projets de ce mandat dans une saine gestion des deniers publics » conclut Denis. C’est fou, cet usage immodéré du mot « résilience » ! Un véritable virus qui sévit dans tous les domaines (philosophie, psychologie, informatique, écologie, économie, finance…) et va de pair avec l’injonction à « s’adapter ». De façon « agile » bien sûr…

Pyromanie, profit et tartuferie

Le 24 mars 2021, Léa Salamé, journaliste ô combien de connivence avec les puissant.e.s, recevait Michel-Édouard Leclerc, le P-DG du groupe éponyme. Durant l’entretien, « l’ami du pouvoir d’achat » dresse le bilan des conséquences du Covid sur la consommation alimentaire des Français. D’un côté, il se réjouit de l’explosion des achats bio – sans naturellement évoquer la bio industrielle ! –, de l’autre, il s’emporte et déclare : « … pendant la période de Covid, on a fait n’importe quoi, on a mangé n’importe quoi. On était stressé, on s’est goinfré, on dit que l’on a fait de la bonne cuisine, mais c’est pas vrai, quand je vois tout ce qui est sorti… ». Sacré Michel-Édouard ! C’est vrai qu’il en connaît un rayon…

Extinction (de la) rébellion

Trois jours plus tard se déroulait, à Tours, sur la place du Grand Marché, une action conjointe des groupes locaux d’Action non violente Cop21 et d’Extinction Rébellion contre le « fast-food, symbole d’un modèle agro-industriel qui détruit notre santé, notre planète et nos vies ! ». Le tract, distribué devant le MacDo, relevait d’un curieux mélange de radicalité proclamée et de naïveté confondante. Tout en souhaitant « un monde où les citoyen.ne.s, au côté des paysan.ne.s, [auraient] le droit de décider, au sein d’assemblées, du modèle de production agricole qu’ils souhaitent pour leur territoire », les militant.e.s mobilisé.e.s demandaient « aux agro-industriels (Fast-Food, grande distribution, entreprises de transformation) de changer leur politique d’achat afin de garantir un juste revenu aux paysan.ne.s, de préserver notre environnement et la santé des consommateur.rice.s ». Quel mordant ! C’est vrai que MacDo, Michel-Édouard et consorts, très gentils et inclusifs, vont répondre « positivement » à la demande… 

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La belle et saine colère de Bernard Friot

Par La Rédaction

La scène se déroule le 28 juin 2016, au Lieu-Dit, à Paris. Ce jour-là, la revue Ballast organise un débat, intitulé « Salaire à vie et revenu de base : quelles différences, quelles convergences ? ». Derrière une table, sont assis Baptiste Mylondo, pour le revenu de base, et Bernard Friot, pour le salaire à vie. La salle est comble et la rencontre, interventions des invités et échanges avec l’auditoire, durera plus de deux heures.

Les Brèves du Satirique, décembre 2020

Par Le Satirique

L’un des nouveaux membres de L’Antivol a l’esprit caustique. Sous le nom du « Satirique », un pseudo obligé pour raisons professionnelles, il nous a proposé de tenir une chronique de « brèves tourangelles », drôles et incisives. En voici la première livraison…

Olivier Pouvreau, petit bonhomme

Par Pierre Bitoun

L’auteur, sociologue et cofondateur de L’Antivol, dresse ici le portrait sans concessions de l’un des journalistes politiques de La Nouvelle République. Certains n’y verront qu’attaques ad hominem, forcément inadmissibles. D’autres, au contraire, salueront la mise en question de la responsabilité du journaliste au sein d’un système de domination, qui profite aussi, hélas, d’un consentement majoritaire au-dedans comme en dehors des rédactions. Au lecteur, quoi qu’il en soit, de se faire sa propre idée, sans plus tarder… Et sans plus, également, remettre à demain la mère des batailles : celle contre les médias dominants.