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Affichage des articles associés au libellé Avenir

À la une de l'Antivol

Publication de L’Antivol-papier n° 5, janvier-mars 2022

Par la Rédaction

L’Antivol avait pris son envol…papier en janvier 2021 et nous soufflons donc aujourd’hui sa première bougie.

C’est ainsi que le n°5, correspondant au premier trimestre 2022, vient tout juste d’être imprimé et sera disponible dès cette semaine, à partir du mercredi 5 janvier. Il est toujours gratuit et contient des articles qui, nous l’espérons, vous intéresseront autant que les précédents.

Vous pouvez le trouver, à Tours :

  • au bar « Le Serpent Volant », 54 rue du Grand Marché
  • au bar-tabac « Le Bergerac », 93 rue Colbert
  • à la librairie « Le Livre », 24 place du Grand Marché
  • à la librairie « Bédélire », 81 rue du Commerce
  • à la librairie « Lire au Jardin », 5 rue de Constantine
  • au bar « Les Colettes », 57 quai Paul Bert

Le plus simple est de le demander à l’accueil de ces établissements, aussi aimables qu’essentiels.

Par ailleurs, nous poursuivons la création de notre réseau de diffusion à vocation nationale.

Certains de nos membres ou lecteurs, ailleurs qu’à Tours, ont bien voulu en recevoir – nous prenons en charge les frais postaux – et se chargent de le distribuer autour d’eux.

On peut aussi le trouver à Paris, à la librairie « Quilombo », 23 rue Voltaire 75011 et à Nantes, à la librairie « Vent d’Ouest », 5 place du Bon Pasteur. Dans les Deux-Sèvres La Boisselière (79310 Vouhé), dans l’Isère L’atelier paysan (ZA des Papeteries 38140 Renage), dans le Tarn les éditions La Lenteur (Le Batz 81140 Saint-Michel-de-Vax), dans le Maine-et-Loire l'Université populaire du Saumurois (12 rue de la Tonnelle 49400 Saumur) ont également accepté de faire partie du réseau de distribution. Ce dont nous les remercions tous vivement.

Et nous sommes bien sûr preneurs d’autres bonnes volontés…

Pour nous en faire part, nous communiquer vos réactions à la lecture du journal, nous proposer, comme pour le blog, vos propres contributions, merci d’écrire à lantivol37@gmail.com

A bientôt donc et que vive la presse écrite, réellement libre et radicale…

La Rédaction

Pour télécharger les précédents numéros : n° 1 - n° 2 - n° 3 - n° 4

La fuite en avant

Daniel Daniel

Déjà auteur de La manif du siècle et de Trois poèmes sur ce blog, notre ami Daniel Daniel nous revient aujourd’hui avec une nouvelle poésie politico-paysanne. Un sujet, un genre qu’il affectionne tout particulièrement…

E-shoes : les bienfaits de la marche à assistance électrique

Par Tom 2.0

Avec les restrictions dues à l’épidémie de Covid, cet été les Français ont plébiscité le tourisme local et redécouvert la marche à pied. Mais cet engouement pour la balade s’explique aussi par la démocratisation des chaussures à assistance électrique. Elles permettent de remettre en marche ceux dont le confinement a aggravé la sédentarité. D’autant que l’État vient d’installer 6 000 bornes de recharge le long des chemins de randonnée. Exemple sur le plateau du Vercors, où l’on a constaté combien l’électromobilité est aussi bonne pour la santé que pour la planète.

« Stoppons les méga-bassines pour partager et préserver l’eau »

Collectif (Bassines non merci, Confédération paysanne, Les Soulèvements de la Terre…)

Déjà évoqué sur ce blog, le combat contre les bassines de l’agriculture productiviste continue de plus belle, mû par une popularité et une détermination grandissantes. On en trouvera les preuves – parmi bien d’autres ! – dans les deux documents repris ci-dessous : le remarquable résumé-filmé des événements du 6 novembre 2021 où fut organisée « la prise de la bassine », la tribune « Stoppons les méga-bassines pour partager et préserver l’eau » qui a fait suite à ces événements et a connu un large succès, d’ampleur nationale. C’est pourquoi il est encore possible de faire mieux les 26 et 27 mars 2022, en pleine bassine présidentielle…

Cinéma-traquez ! – 3, novembre 2021

L’aventure de « Cinéma-traquez ! » continue. Après le lancement de l’appel fondateur accompagné de deux films-exemples en janvier dernier, une deuxième livraison en avril, en voici une troisième avec deux nouveaux « courts » dont le thème commun est – n’en disons pas plus… – l’arbre. Si vous voulez contribuer à « Cinéma-traquez ! » avec vos propres « courts », sachez que les principes n’ont pas changé (anonymat des auteurs, un mot ou une expression courante qui sert de fil à l’imagination démystificatrice du cinéaste) et que vous pouvez transmettre vos créations à cinematraquage@yahoo.com en suivant les indications de temps et de présentation précisées dans l’appel initial.

« C’est dire que tout est à revoir. Absolument tout et de fond en comble. Voilà une tâche digne de l’humain… »

Par Alain Accardo

Sociologue radical, Alain Accardo a récemment publié sur le site QG un texte, incisif et profond, qui devrait intéresser les habitués ou passants de L’Antivol. À noter que pour bien le lire, il est absolument indispensable de se défaire de l’un de nos réflexes les plus ancrés et courants : la pensée binaire…

Upton Sinclair, penseur critique des medias capitalistes

Par Upton Sinclair et Le Monde diplomatique

Nous vous proposons de lire ou relire ci-dessous un article publié en avril-mai 2016 dans l’une des livraisons de « Manière de voir » du Monde diplomatique. Cet article fait écho et cite des extraits d’un ouvrage méconnu du romancier et journaliste Upton Sinclair (auteur de La Jungle, de Pétrole !...), consacré à la presse capitaliste américaine. Si le propos date du début du XXe siècle, c’est peu dire qu’il nous parle encore. Dans quelque pays que ce soit…

À propos de « Figures du communisme » de Frédéric Lordon

Par Ariane Randeau

Pour Frédéric Lordon, détruire le capitalisme est une nécessité vitale.

Dans son nouvel ouvrage, qui réunit et approfondit des textes publiés sur son blog « La pompe à phynance », il analyse et propose des voies de sortie de ce modèle qui détruit la planète, « usurpe la vie », contraint les individus à la loi du marché, à l’intranquillité matérielle permanente, au « spectacle de la précarité ». Puisqu’il faut arrêter de croire que l’on peut obtenir quelque chose du capital et de sa « démocratie » bourgeoise, Lordon condamne ce qu’il nomme le « syndicalo-syndicalisme » ou bien encore la participation aux élections et dresse les conditions de mise en œuvre d’un « communisme luxueux » qu’il appelle de ses vœux.

« Bullshit Jobs », suite et appel à contributions

Publié au début du mois de juin, l’article d’Ariane Randeau consacré au livre « Bullshit Jobs » de David Graeber a suscité un vif intérêt de la part des lecteurs de L’Antivol. C’est pourquoi nous vous proposons : 1) de lire (ou relire) ci-dessous la traduction française de l’article de l’anthropologue, paru dans Strike ! en août 2013, qui suscita tant de réactions et témoignages qu’il se décida à approfondir le sujet et à se lancer dans la rédaction de son livre ; 2) de nous faire parvenir vos propres analyses et témoignages sur ces « jobs à la con » que vous exercez ou côtoyez. Nous en ferons la synthèse et les publierons sur le blog de L’Antivol.

Lettre-enquête aux élus de Tours et de Tours Métropole sur la question et la réalité des cumuls – Point d’étape n° 2, mai 2021

Par CATDP, L’Antivol, la Touraine insoumise, le NPA 37 et le PG 37

À la suite d’un post Facebook de Christophe Dupin – 6e adjoint à la Ville de Tours, délégué à la Culture et à l‘éducation populaire – où il s’efforce de clarifier sa situation personnelle en matière de cumuls, on lira ci-dessous le courriel que nos 5 organisations lui ont adressé. Un nouveau point d’étape donc, car sur ce sujet comme sur tant d’autres, on ne lâche rien…

Trois poèmes

Daniel Daniel

Nous avions déjà publié de lui « La manif du siècle ». Le revoilà avec trois poésies, genre qu’il affectionne et qui manquait à notre « Médiathèque radicale ». De l’accoutumance à Amazon au combat pour NDDL en passant par La Fontaine revisité, Daniel nous raconte le monde tel qu’il est ou, mieux, tel qu’il devrait être…

Vers une société-machine à tendance totalitaire

Matthieu Amiech

Cofondateur des éditions La Lenteur, auteur ou coauteur de nombreux articles et ouvrages dénonçant l’emprise grandissante de la technique et du numérique sur nos vies, Matthieu Amiech a donné en mars dernier un entretien à Amélie Poinssot, journaliste à Mediapart. Sur « l’événement Covid » et ses répercussions tous azimuts. La profondeur historique du propos, le recours à des concepts-clés autant qu’à des faits précis, la référence à de multiples groupes de réflexion et de combat, conférent à cet entretien une solidité et une qualité que l’on ne rencontre pas si souvent. Nous avons donc décidé, à L’Antivol, de le faire partager à nos lecteurs.

Cinéma-traquez ! – 2, avril 2021

En janvier dernier, nous avions fait écho à l’initiative « Cinéma-traquez ! » de deux cinéastes tourangelles, en publiant leur appel et en donnant à voir deux premiers films courts qu’elles avaient bien voulu nous confier. Depuis, leur initiative fait florès et elles nous ont transmis 4 nouveaux « courts » qu’elles ont récemment reçus. Les principes restent les mêmes : anonymat des auteurs, un mot ou une expression courante qui sert de fil à l’imagination démystificatrice du cinéaste, etc. N’hésitez donc pas à leur envoyer vos créations à cinematraquage@yahoo.com en suivant les indications de temps et de présentation précisées dans l’appel. Quant à la livraison n°2, bon visionnage ci-dessous !

Que vive l’autogestion dans la culture, et partout !

Collectif Occupation Grand Théâtre de Tours

Autogestion. On croyait le mot oublié, vaincu par des décennies d’intériorisation du monde tel qu’il est. Et le voilà qui resurgit, au cœur du mouvement en cours dans la culture, redisant le monde tel qu’il doit devenir. Vendredi dernier, 9 avril, l’AG du Grand Théâtre de Tours a voté à une très large majorité l’appel à « que vive l’autogestion dans la culture, et partout ! », reproduit ci-dessous. L’Antivol, qui depuis sa création veut contribuer aux combats pour une société postcapitaliste et postproductiviste, ne peut que se réjouir d’un tel appel et vous invite à le propager, dans les lieux culturels occupés et bien ailleurs…

À propos de 24/7. Le capitalisme à l’assaut du sommeil de Jonathan Crary

Par Ariane Randeau

Dans ses Manuscrits de 1857-1858, Marx écrit : « La nature du capital est de se propulser au-delà de toutes les barrières spatiales. La création des conditions physiques de l’échange – des moyens de communication et de transport – devient donc dans une toute autre mesure une nécessité pour lui – l’anéantissement de l’espace par le temps. » Reprenant et élargissant cette réflexion, Jonathan Crary, professeur d’art moderne et d'esthétique à l’Université Columbia de New York, s’attelle dans son essai, 24/7(1), à décrypter et dénoncer les assauts permanents du capitalisme contre l’une des dernières barrières naturelles existantes : le sommeil.

Les Soulèvements de la Terre. Appel à reprendre les terres et à bloquer les industries qui les dévorent.

Collectif

L’Antivol se devait de signer et relayer cet appel du collectif « Les soulèvements de la Terre ». Tonique, radical, il a l’immense mérite de joindre deux imaginaires de la contestation – celui de l’auto-organisation zadiste, celui du renversement des institutions du capitalisme productiviste – et de prévoir toutes sortes de mobilisations aussi bien dans les campagnes que dans les villes. C’est probablement pour ces raisons qu’il rencontre d’ores et déjà un franc succès que vous pouvez, devez amplifier. Toutes les informations de contact sont au bas de l’appel et on retrouvera sur le site du collectif la liste des signatures, collectives ou individuelles, déjà enregistrées, ainsi que le détail pour participer aux « deux saisons » d’actions prévues.

La belle et saine colère de Bernard Friot

Par La Rédaction

La scène se déroule le 28 juin 2016, au Lieu-Dit, à Paris. Ce jour-là, la revue Ballast organise un débat, intitulé « Salaire à vie et revenu de base : quelles différences, quelles convergences ? ». Derrière une table, sont assis Baptiste Mylondo, pour le revenu de base, et Bernard Friot, pour le salaire à vie. La salle est comble et la rencontre, interventions des invités et échanges avec l’auditoire, durera plus de deux heures.

« Pousse camarade » : une chanson occitane pour la lutte et la liberté

Par Lou Hubert

« Es sus la Talvera qu’es la libertat ! ». « C’est sur la Talvera – bordure d’un champ qu’on ne laboure pas – qu’est la liberté ! » Telle est l’identité politique et musicale que se donne le groupe occitan La Talvera. En 2020, ce groupe qui reprend le répertoire traditionnel occitan et compose ses propres chansons, sort « Buta butèrna » (« Pousse camarade »). Par ses paroles, il nous invite à la lutte politique en faisant référence aux combats passés et à la destruction actuelle de nos biens communs. À travers la symbolique de la barricade qui structure le refrain, la force de la chanson réside dans la quête de l’égalité et de la liberté et elle est spécialement dédicacée à « tous les combattants qui luttent sans masques ni mascarade contre toutes les dictatures. »

Lettre-enquête aux élus de Tours et de Tours Métropole sur la question et la réalité des cumuls – Point d’étape n° 1, 1er mars 2021

Le 11 janvier dernier, C’est au Tour(s) du Peuple, L’Antivol, la Touraine Insoumise, le Nouveau Parti Anticapitaliste 37, le Parti de Gauche 37 ont adressé une « Lettre-enquête aux élus de Tours et de Tours Métropole sur la question et la réalité des cumuls ». Cette lettre leur a aussi été envoyée par nombre d’habitants de Tours et des communes de la Métropole, bien décidés à soutenir l’initiative.

À ce jour, 1er mars 2021, nous n’avons reçu que 5 réponses d’élus. Trois ont fait l’effort de répondre à l’essentiel des questions posées, ce dont nous les remercions. Les deux autres ont choisi, pour l’un de « botter en touche » (ne nous étendons pas…), pour l’autre de nous invectiver (ne nous étendons pas non plus).

Bibliothèque radicale, de A à Z - A

Par La Rédaction

Avec ce nouvel article, première pierre d’un travail au long cours, L’Antivol vous propose une série d’auteurs et d’ouvrages qui, chacun à leur façon (et à notre propre façon aussi de les lire…), contribuent à nourrir une culture radicale. Telle que, rappelons-le, on en trouvera résumés les principaux sens et orientations dans notre manifeste fondateur.

Pour composer cette bibliothèque, nous nous sommes naturellement donné un certain nombre de règles de sélection et de présentation :

  1. Puiser dans un large éventail d’auteurs et d’ouvrages qui, quels que soient l’époque, le domaine du savoir, l’origine française ou étrangère des auteurs, apportent une contribution à la critique du capitalisme, du productivisme ou/et permettent de mieux définir ce que doit être une société postcapitaliste et postproductiviste.
  2. Limiter l’intervention de L’Antivol à : la sélection des auteurs, d’un ou plusieurs de leurs ouvrages, quelques brèves remarques destinées à mettre en appétit le lecteur. Aller plus loin accroîtrait démesurément le travail et risquerait de priver le lecteur de sa liberté d’aborder, comme il le souhaite, le « contenu » de la bibliothèque.
  3. Faciliter, autant qu’il est possible, l’accès au plus grand nombre : pour chaque auteur, vous trouverez en cliquant sur son nom un lien vers sa fiche wikipedia qui constitue généralement une première bonne source de connaissances ; pour les ouvrages, vous pourrez télécharger le pdf, lorsque celui-ci est disponible et légalement diffusable. La lecture de l’ouvrage papier reste toutefois hautement recommandée, via l’emprunt en bibliothèque ou l’achat dans les petites librairies.
  4. Opter pour un classement alphabétique, qui évite toute hiérarchisation a priori des auteurs et permet de présenter la sélection par articles successifs, plus faciles à constituer et à digérer.
  5. Ouvrir cette bibliothèque, dont la composition proposée est forcément arbitraire et incomplète, à vos suggestions via notre adresse électronique : lantivol37@gmail.com.
  6. Créer enfin, pour cette bibliothèque radicale, comme pour toutes les œuvres (BD, chansons, films, etc.) citées dans les articles de L’Antivol, un index consultable en ligne.

Voici donc, pour commencer, nos choix pour la lettre A :

Cinéma-traquez !

En ce début 2021, deux cinéastes tourangelles, « amatrices et sans but lucratif », lancent un appel qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit et les orientations de L’Antivol. Intitulée « Cinéma-traquez ! » et inspirée des « Ciné-Tracts » de 68, l’initiative est ouverte à qui veut « filmer brièvement pour traquer les matraquages, qu'ils soient physiques, langagiers, chiffrés, visuels ou sonores » et donner à voir d’autres représentations de soi ou du monde, moins confisquées, moins conformistes, en un mot plus « libres ». C’est donc avec un grand plaisir que nous reproduisons ci-dessous leur appel et mettons également en ligne deux premiers exemples de ces mini-films qu’elles ont bien voulu nous confier. N’hésitez pas, si l’initiative vous plaît et vous inspire, à leur envoyer vos propres films à l’adresse indiquée dans l’appel : elles nous transmettront !