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À la une de l'Antivol

Publication de L’Antivol-papier n° 21, janvier-mars 2026

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le nouveau numéro de L’Antivol-papier, correspondant au premier trimestre 2026, vient de paraître. Il est toujours gratuit et contient des articles qui, nous l’espérons, vous intéresseront autant que les précédents.

Bloquer BASF

Le 17 novembre 2025, le site de BASF à Saint-Aubin-lès-Elbeuf était envahi et mis à l’arrêt par plusieurs centaines de membres et sympathisants des organisations précitées. On lira ici le communiqué publié le jour même et on se reportera aussi, en fin d’article, au lien vers le court-métrage « Bloquer BASF » qui retrace de l'intérieur cette mobilisation et en appelle d'autres partout dans le pays. C’est en effet seulement grâce à ce genre d’actions qu’on peut espérer en finir avec « l’industrie criminelle des pesticides » et ses innombrables ravages.

Le consentement israélien au génocide

Nous avions déjà republié son remarquable « Reconnaître la Palestine n’arrêtera pas le génocide à Gaza, les sanctions contre Israël le feront ». Nous le retrouvons aujourd’hui, à travers ce nouvel article, toujours crucial et courageux. Il a été publié dans le numéro d’octobre 2025 du Monde diplomatique, dans une traduction de l’anglais assurée par Benoît Bréville.

Les Brèves du Satirique, janvier 2026

L’un des membres de L’Antivol a l’esprit caustique. Sous le nom du « Satirique », un pseudo obligé pour raisons professionnelles, il nous livre ci-dessous sa 31ème série de « brèves », drôles et incisives. L’accès aux précédentes livraisons est, comme d’habitude, en fin d’article.

Publication de L’Antivol-papier n° 21, janvier-mars 2026

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le nouveau numéro de L’Antivol-papier, correspondant au premier trimestre 2026, vient de paraître. Il est toujours gratuit et contient des articles qui, nous l’espérons, vous intéresseront autant que les précédents.

« L’autonomie de la commune rurale suppose l’autonomie des usines, des écoles, des villes et de toutes les autres formes de la vie sociale »

Peintre, écrivain, médecin et militant antifasciste, Carlo Levi fut placé durant un an, de 1935 à 1936, en résidence surveillée, à Gagliano, petit village de Lucanie, dans le sud de l’Italie. Dix ans plus tard, en 1945, il tira de ce séjour obligé un récit magistral, tout à la fois anthropologique, social et politique, vite reconnu comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature italienne : Cristo si è fermato a EboliLe Christ s’est arrêté à Éboli. Grâce au court extrait proposé, on pourra en goûter toute l’intelligence, l’humanité, aussi bien que l’actualité, l’universalité des questions traitées.

Criminaliser la solidarité

C’est l’objectif que s’est fixé l’État à l’encontre du Collectif « Pas d’enfant à la rue » et de deux de ses membres, enseignantes à Tours, à l’école et au collège Michelet. Mais la manip’, grossière, insane, injuste, n’est pas prête de passer ! Le 22 mai, une réunion publique d’information a eu lieu dans la cour de l’école Michelet et, le jour même, il a été lancé une pétition de « soutien aux enseignantes poursuivies pour avoir mis des enfants à l’abri » qui rassemble, à l’heure où nous écrivons, près de 18 000 signatures. Récits, analyses et perspectives.

La démocratie c’est la peste, vive la zone

Fidèle lecteur de L’Antivol, Gilles nous offre ci-dessous ses notes de lecture du livre de Quinn Slobodian, « Le Capitalisme de l’apocalypse – Ou le rêve d’un monde sans démocratie » (2023, traduction de l’anglais par Cyril Le Roy, Seuil, 2025).

Du féminisme matérialiste à la théorie générale de l’exploitation en passant par Peter Pan, les poireaux et l’Everest…

Avez-vous entendu parler de la revue féministe et libertaire Casse-Rôles ? Pour vous inciter à vous y intéresser (et peut-être à vous y abonner – « à prix libre »), nous reprenons ci-dessous l’article qui ouvre le dossier « Les femmes et le travail » de leur dernière livraison trimestrielle, n° 34, novembre 2025-Janvier 2026.

Les Brèves du Satirique, novembre 2025

L’un des membres de L’Antivol a l’esprit caustique. Sous le nom du « Satirique », un pseudo obligé pour raisons professionnelles, il nous livre ci-dessous sa 30ème série de « brèves », drôles et incisives. L’accès aux précédentes livraisons est, comme d’habitude, en fin d’article.

Pour sortir de l’impasse, osons les utopies !

La crise politique s’intensifie. Certains parlent d’une crise de régime. Il semble difficile de gouverner. Dans plusieurs pays, les populations se mobilisent. L’exploitation, avec son lot de misère et de précarité, ainsi qu’un partage toujours plus inégalitaire des richesses, deviennent de plus en plus insupportables. Le dérèglement climatique inquiète. Les réponses réformistes nous conduisent dans des logiques conservatrices. Et si nous parlions, partagions des utopies nous permettant de rompre avec le capitalisme et de construire, dès maintenant, un avenir fondé sur l’égalité, la solidarité, la liberté ?

« Le droit de l’environnement est mort, vive le droit à polluer ! »

Dans cette tribune aussi tonique qu’argumentée, 76 juristes et avocats dénoncent une offensive majeure portée contre le droit de l’environnement et contre les populations les plus fragiles, au profit des grandes industries polluantes. Elle a été publiée pour la première fois par la revue Socialter.

La Noix Connectée, le meilleur du pire de l’innovation grenobloise

À L’Antivol, on s’est toujours senti en bonne intelligence – affective, intellectuelle ou politique – avec le journal Le Postillon. Nous avons ainsi chroniqué en 2023 leur premier livre « Le vide à moitié vert. La gauche rouge-verte au pouvoir : le cas de Grenoble » ou republié l’année suivante l’un de leurs articles, « Fairme », qui figure parmi les textes réunis dans leur nouvel ouvrage « La Noix connectée. Le meilleur du pire de l’innovation grenobloise ». En voici la préface qui devrait mettre en appétit tous ceux qui rient autant qu’ils s’inquiètent des symptômes du délire nulmérique...

Ce que nous voulons ? L’autogestion populaire, ici, maintenant, partout !

Depuis le 10 septembre 2025, un puissant mouvement de colère et de mobilisation sociales se manifeste à nouveau dans notre pays. Qui peut s’en étonner ? La révolte, le feu même, couve depuis des années, se rallumant à intervalles réguliers et sur toutes sortes de questions : lois travail Hollande en 2016 ou Macron en 2017, gilets jaunes en 2018-2019, grandes marches pour le climat ces mêmes années, gestion de la Covid en 2020-2021, retraites en 2023, manifestations paysannes, émeutes urbaines, actions contre le génocide en cours à Gaza, etc. Qu’adviendra-t-il cette fois ? Combien de temps durera l’ébullition ? Qu’en sortira-t-il ? Nul ne le sait et c’est tant mieux.

Dette et capitalisme de connivence

Ils font le plein d’argent public, licencient, cajolent leurs actionnaires et n’ont bien sûr pas de mots trop forts contre l’État dépensier. Dans un premier temps, ils doivent donc rendre l’argent, être soumis à une conditionnalité (fiscale, sociale, écologique) pour percevoir des aides, et, cerise sur le gâteau, faire preuve d’un minimum de dignité en arrêtant leurs tartuferies. Dans une deuxième phase, ô combien nécessaire, c’est bien sûr le « cadre » lui-même qui doit être révolutionné, le dépassement du capitalisme de connivence et du capitalisme tout court constituant l’horizon obligé de l’espérance.

Publication de L’Antivol-papier n° 20, octobre-décembre 2025

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le nouveau numéro de L’Antivol-papier, correspondant au quatrième trimestre 2025, vient de paraître. Il est toujours gratuit et contient des articles qui, nous l’espérons, vous intéresseront autant que les précédents.

Mobilisation nationale contre le canal Seine-Nord Europe, 10-12 octobre 2025

En Picardie, de Compiègne à Aubencheul-au-Bac, les pelleteuses s’affairent sur le « chantier du siècle ». Les arbres tombent, des rivières sont détournées, les zones humides saccagées. C’est qu’il faut vite creuser, sur 107 km, un canal pour raccorder la Seine aux grands ports d’Anvers et de Rotterdam : le pharaonique canal Seine-Nord Europe. Pour faire advenir le tant désiré chaînon manquant du fret européen, la Société du canal Seine-Nord Europe, présidée par le chef de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ne se refuse rien : 8 milliards d’argent public sur la table et des millions de m3 d’eau et de terres englouties au service d’intérêts privés. Depuis un an, la lutte s'ancre et s'intensifie tous azimuts : on sillonne le territoire pour alerter les riverain-es, des écureuil-les grimpent aux arbres pour empêcher leur abattage, des recours juridiques sont déposés. A peine commencés, les travaux prennent déjà du retard. Contre la logistique du désastre, l’heure de la riposte a sonné. Les Soulèvements de la terre et Extinction Rebellion se joignent au collectif MégaCanal Non Merci pour une mobilisation nationale cet automne en Picardie, qui constituera le cinquième et dernier acte de la première saison territoriale d'action contre les ravages de l'empire logistique sur le bassin versant de la Seine - les Soulèvements de la Seine. Alors, les 10-11-12 octobre 2025, confluons par milliers pour mettre fin à ce projet destructeur !

Reconnaître la Palestine n’arrêtera pas le génocide à Gaza, les sanctions contre Israël le feront

L’auteur, journaliste et écrivain israélien, membre de la direction du quotidien Haaretz, n’est pas homme à s’en laisser conter ni à mâcher ses mots. Il le prouve une nouvelle fois avec cet article publié le 3 août 2025.

Les Brèves du Satirique, septembre 2025

L’un des membres de L’Antivol a l’esprit caustique. Sous le nom du « Satirique », un pseudo obligé pour raisons professionnelles, il nous livre ci-dessous sa 29ème série de « brèves », drôles et incisives. L’accès aux précédentes livraisons est, comme d’habitude, en fin d’article.

La Grande Fédération.Démocratie directe et vie fédérale

À l’heure où se prépare une nouvelle mobilisation d’ampleur, il serait judicieux de prendre connaissance du dernier ouvrage de Pierre Bance, paru en mai-juin 2025. Il constitue en effet un bel antidote à l’inlassable et affligeante répétition du même : un mouvement social qui, à force de penser « contre », de s’opposer à ceci, cela (les lois Travail, la réforme des retraites, le plan Bayrou, etc.), se place sur le terrain de l'adversaire et finit par perdre. Car, depuis des décennies, il est fait l’impasse sur l’essentiel auquel s’est justement attelé l’auteur de La Grande Fédération : penser « pour », imaginer les institutions et les droits de l’après-capitalisme. Qu’on soit ou non d’accord avec les propositions de Pierre Bance, c’est de toute façon dans cette direction qu’il faut aller : ne pas seulement se défendre, batailler pour tel ou tel droit à conserver, mais en conquérir de nouveaux et changer, révolutionner « le cadre ». Hors de là, le même, avec ou sans miettes, continuera…

« Quant aux matelas posés à terre, ils doivent être immédiatement proscrits »

On dit souvent qu’on juge de l’état d’un pays à l’état de ses prisons. C’est vrai et cela l’est plus encore, après lecture de l’avis du CGLPL ci-dessous reproduit. Et depuis si longtemps la vie va, comme elle va, sans jamais y remédier. On ne saurait donc être étonné de la perte générale des libertés...